Prends de la bûche — Extraits
Trois moments pour succomber
Découvrez trois extraits du roman Prends de la bûche de Mo Gadarr.
Prends de la bûche
Trois moments pour succomber
Noël, la magie, et deux cœurs qui ne demandent qu'à s'embraser… Trois extraits pour plonger dans l'univers de Nicola et Zack.
Extrait 1 — La rencontre
Page 1 / 3« Nicola poussa la porte du chalet et fut immédiatement saisie par l'odeur chaude de cannelle et de bois brûlé. Ce n'est pas la décoration un brin kitsch de l'endroit qui la frappa en premier, mais le regard sombre posé sur elle depuis le comptoir. Un regard qui la transperça comme une flèche en plein cœur, la clouant sur le seuil. L'homme derrière le bar, grand, carré, la barbe de trois jours taillée à la perfection, l'observait avec un mélange d'amusement et de défi.
— Vous comptez entrer ou vous avez pris racine ? lança-t-il d'une voix grave qui roula dans la pièce comme un tonnerre lointain. »
Quand le destin vous plante sur un seuil…
Extrait 2 — La tension
Page 2 / 3« Elle aurait dû répliquer. Nicola avait toujours eu la répartie facile, un talent forgé dans les couloirs impitoyables de son lycée et affiné dans les réunions de travail les plus hostiles. Mais là, debout dans l'entrée de ce chalet perdu, face à cet inconnu qui la détaillait sans le moindre complexe, les mots avaient déserté.
— Je… commença-t-elle.
Un sourire étira les lèvres de l'homme. Pas un sourire chaleureux. Un sourire de prédateur qui vient de repérer sa proie. Et le pire, c'est qu'au lieu de la mettre en colère, ce sourire lui envoya une décharge électrique directement dans le ventre. »
L'attirance, cette ennemie déguisée…
Extrait 3 — La magie de Noël
Page 3 / 3« La neige tombait en silence sur le village endormi. Nicola serra son mug entre ses doigts glacés et regarda par la fenêtre. Quelque part dans cette nuit de décembre, entre les guirlandes et les secrets, elle avait arrêté de fuir. Ce n'était pas Noël qui avait opéré la magie. C'était lui — Zack, avec ses silences lourds de sens, ses gestes maladroits et cette façon qu'il avait de la regarder comme si elle était la seule étoile dans un ciel trop sombre.
— Tu restes ? murmura-t-il depuis le pas de la porte, la voix rauque d'un espoir qu'il n'osait pas nommer.
Elle se retourna. Le sapin clignotait derrière elle, nimbant la scène d'une lumière dorée et tremblante. Pour la première fois depuis longtemps, Nicola sourit — vraiment. »
Quand on arrête de fuir, la magie commence.